Cas d'Usage CEE Industrie : Retours d'Expérience & ROI Réel
Cette page présente des
études de cas réelles d'industriels ayant valorisé
leurs travaux d'efficacité énergétique via les CEE. Chaque cas
détaille le contexte, les fiches mobilisées, le calcul des kWh cumac,
la prime obtenue et le ROI constaté. Les noms d'entreprises sont
anonymisés, mais les données techniques sont authentiques et
vérifiables.
Nouveaux cas à venir
Nous finalisons actuellement des retours d'expérience sur :
Logistique frigorifique – programme HP flottante + récupération chaleur sur entrepôt multi-température
Traitement de l'eau – modernisation des soufflantes STEP avec variateurs/séquenceurs
Site équipé de 4 compresseurs air comprimé (45 + 55 + 75 + 90 kW)
fonctionnant en mode marche/arrêt, sans régulation centralisée.
Froid industriel : 2 groupes froid négatif (-30°C) et 1 groupe
positif (+4°C), condensation à air ambiant. Audit énergétique
révèle :
Air comprimé : 32 % du poste électricité (850 MWh/an), fuites
estimées 25 %, pas de récupération chaleur
Froid : 28 % du poste électricité (730 MWh/an), condensation
sous-dimensionnée (haute pression élevée en été)
Hypothèses retenues : site en 2x8h
(mode de fonctionnement qui fixe le forfait IND-UT-103) ; échangeur de
récupération de 70 kW thermiques (plaque), sous la limite de
90 kW fixée par la puissance électrique du compresseur ; moteurs
des compresseurs non concernés par l'exclusion des moteurs IE2
récents de la fiche IND-UT-102 ; groupe froid à condensation à air,
donc « condensation par rapport à l'atmosphère », zone H2.
Économies annuelles estimées : 218 MWh/an d'électricité
+ environ 220 MWh/an de gaz évité (récupération de chaleur) = 42 500 €/an
ROI brut : (142 000 − 52 689) / 42 500 =
2,1 ans (ordre de grandeur indicatif)
Points clés
✅ Groupement des fiches air comprimé + froid → volume d'environ
6,4 GWh cumac, un argument de négociation auprès des obligés
✅ Récupération de chaleur IND-UT-103 sur le compresseur principal
(usage NEP quotidien) → plus gros poste du dossier
✅ Preuves de réalisation : puissances plaquées des compresseurs
et du groupe froid, puissance thermique de l'échangeur
⚠️ IND-UT-103 ne dépend pas des heures d'utilisation de la
chaleur (3 200 h/an ici) : le montant résulte du mode de
fonctionnement du site et de la puissance de l'échangeur
Cas 2 : Conserverie légumes — Chaudière vapeur + éclairage LED
Secteur : Conserves alimentairesLocalisation : Pays de la Loire (zone
H2)Effectif : 140 salariésAnnée : 2024
Contexte
Chaudière vapeur au gaz naturel de 1 200 kW (fumées 260 °C), process
stérilisation 8 mois/an. Éclairage atelier : 180 luminaires à
lampes à décharge (sodium haute pression 250 W), fonctionnement
4 200 h/an (2×8 + nettoyage).
Travaux & fiches
IND-UT-104 : Économiseur sur fumées (gain
de rendement estimé à 7 %)
IND-BA-116 : Remplacement des 180 luminaires
sodium 250 W par des luminaires à modules LED de 110 W, avec
détection de présence et variation selon la lumière du jour
⚠️ Cas engagé en 2024, avant l'abrogation de la fiche
IND-BA-116 (abrogée depuis le 25/02/2026, arrêté du 23 février
2026) : calcul fait avec la dernière version (A40-2). La fiche
n'est plus mobilisable aujourd'hui pour un relamping LED.
Résultats
Hypothèses retenues : site en 2x8h
(mode retenu pour les deux fiches) ; 1 200 kW = puissance utile
nominale de plaque de la chaudière.
✅ Économiseur IND-UT-104 : chaudière vapeur de moins de 20 MW au
gaz naturel ou au GPL, hors secours ; le montant repose sur la
puissance utile nominale et le mode de fonctionnement, sans
essai de rendement exigé par la fiche
✅ Le ROI du projet reste bon (moins de 2 ans) : la prime CEE
n'en représente qu'une petite part.
Chimie & Pharma
Cas 3 : Chimie fine — PAC rehausse chaleur fatale + calorifugeage
Secteur : Chimie de spécialités
(solvants)Localisation : Grand Est (zone H1)Effectif : 95 salariésAnnée : 2023
Contexte
Process distillation avec condenseurs rejetant chaleur 45-60°C
(800 kW thermiques). Besoin chauffage locaux + eau process
80-90°C. Canalisations vapeur non calorifugées (120 m linéaires
DN80-DN150).
IND-UT-131 : Calorifugeage 120 m réseaux vapeur
(laine de roche 100 mm, R' ≈ 2,2 m².K/W)
Résultats
Hypothèses retenues : PAC : Q = 990 000 kWh/an
de chaleur fournie (180 kW sur environ 5 500 h/an), COP annuel
moyen 4,2, écart de température d'environ 45 K entre sortie
condenseur (85 °C) et sortie évaporateur (40 °C), soit un COP
minimal de 3,9 respecté. Calorifugeage : vapeur saturée vers
175 °C (plage 100-300 °C), diamètres inférieurs à 508 mm, site
en 3x8h avec arrêt le week-end (coefficient 3), λ ≈ 0,045 W/m.K
à 100 °C, soit R' = 0,10 / 0,045 ≈ 2,2 m².K/W, au-dessus du
minimum de 1,8 m².K/W.
IND-UT-137 (PAC) : Eélec = 990 000 / 4,2 = 235 714 kWh/an ;
10,986 × (990 000 − 235 714) = 10,986 × 754 286 =
8 286 586 kWh cumac. La bonification ×2
(sortie condenseur au-delà de 70 °C) n'est pas comptée : elle a
été introduite par l'arrêté du 30 décembre 2024, après
l'engagement de ce cas.
IND-UT-131 (Calorifugeage) : 1 900 kWh cumac/m (100-300 °C) × 3 (3x8h avec arrêt le week-end) × 120 m = 684 000 kWh cumac
Total & Prime : 8 970 586 kWh cumac, soit
8 970,6 MWh cumac → prime 8 970,6 × 8,2 =
73 559 € (hypothèse de prix de
8,2 €/MWh cumac).
Reste à charge : 195 000 − 73 559 − 55 000 = 66 441 €
Économies nettes estimées : 48 000 €/an (gaz
évité en chauffage + process, consommation électrique de la PAC
déduite)
ROI : 66 441 / 48 000 = 1,4 an (ordre de grandeur indicatif)
Points clés
✅ IND-UT-137 : étude de dimensionnement préalable (courbes de
charge, points de fonctionnement, calcul de Q, Eélec et du COP)
et instruments de mesure (wattmètres, compteurs d'énergie
thermique côté condenseur et côté évaporateur) → bureau
d'études thermique missionné
✅ Cumul CEE + Fonds Chaleur possible, l'aide ADEME ayant été
dimensionnée en tenant compte des CEE (environ 75 % du coût de
la PAC couvert)
✅ Calorifugeage IND-UT-131 : état récapitulatif signé
(conductivités, épaisseurs, R', températures, longueurs, mode
de fonctionnement) ; photos avant/après et plans isométriques
conseillés pour faciliter un contrôle
⚠️ Classement ATEX site imposait matériel PAC certifié zone 2 →
surcoût de 15 % par rapport à une PAC standard
« Le cumul de la prime CEE avec le Fonds Chaleur a été le déclencheur. Il a rendu le projet de PAC viable avec un ROI de 1,5 an au lieu de 4. L'accompagnement pour le montage des deux dossiers en parallèle a été décisif. »
Cas 4 : Pharma — Système de mesurage IPE (IND-UT-134)
Certification ISO 50001 en cours. Besoin d'un système de suivi
énergétique temps réel (électricité, gaz, vapeur, eau glacée) avec
indicateurs de performance énergétique (IPE) par atelier et par
batch.
ROI (CEE seul) : non pertinent — cette fiche est un outil de pilotage et non une action d'économie directe
ROI global (CEE + économies induites) : (85 000 − 26 212) / 95 000 = 0,6 an, soit moins d'1 an (ordre de grandeur indicatif)
Enseignements
✅ IND-UT-134 : étude préalable avant engagement, par un
professionnel ou un bureau d'études, reprenant au minimum les
étapes 1 à 6 du plan de mesurage de la norme NF EN 17267
✅ Dossier : rapport de suivi des IPE issu du logiciel, sur au
moins un mois de données, avec comparaison à des valeurs de
référence et à des seuils ; historique conservé sur la durée de
vie conventionnelle (6 ans) en cas d'achat du logiciel
⚠️ Prime CEE modeste par rapport à l'investissement, mais levier
pour la démarche ISO 50001 (non exigée par la fiche) et
l'optimisation continue
⚠️ Mesures au pas de 10 minutes au plus ; les relevés des
compteurs des fournisseurs d'énergie ne sont pas éligibles
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Hypothèses retenues : 7 200 h/an = 3x8h six
jours sur sept, soit le mode « 3x8h avec arrêt le week-end » ;
puissance électrique nominale des presses (servomoteurs des
fonctions clés + chauffage du fourreau, hors périphériques,
robots et canaux chauds) : 50 kW pour la 160 t et 75 kW pour la
250 t ; moteurs des pompes non concernés par l'exclusion des
moteurs IE2 récents de la fiche IND-UT-102.
ROI : (285 000 − 53 629) / 62 000 = 3,7 ans (ordre de grandeur indicatif)
Points clés
✅ IND-UT-129 : forfait par kW de puissance électrique nominale
(servomoteurs + chauffage du fourreau) selon le type de presse
et le mode de fonctionnement ; le tonnage n'intervient pas et
aucune mesure terrain n'est requise
✅ Presses électriques : 30-50 % d'économie par rapport aux presses hydrauliques +
cadences améliorées (ROI acceptable même sans CEE)
⚠️ Prime CEE faible par rapport à l'investissement presses → levier CEE =
bonus, pas moteur de décision
⚠️ Variateurs sur pompes des refroidisseurs : gains mesurés de
35-40 % (profil de charge très variable), mais le montant CEE
reste forfaitaire (12 400 kWh cumac/kW en pompage)
Métallurgie
Cas 6 : Fonderie aluminium — Récupération chaleur four +
destratificateurs
Four de fusion au gaz naturel de 3,5 tonnes, fumées 900 °C en
sortie de four. Atelier fonderie 2 800 m², hauteur 12 m,
chauffage gaz radiant, consigne de 16 °C en occupation. Pertes
thermiques par stratification importantes (écart T° sol/plafond
18 °C).
Travaux & fiches
IND-UT-118 : Récupérateur de chaleur sur les
fumées du four existant pour préchauffer l'air comburant, avec
modification des brûleurs en place
IND-BA-110 : 18 déstratificateurs à écoulement
d'air vertical, asservis à une sonde de température sous
toiture (les brasseurs d'air plafonniers sont exclus de la
fiche)
⚠️ IND-UT-103 ne s'applique pas à ce cas : elle est réservée à
la récupération de chaleur sur compresseur d'air. Seul le
préchauffage de l'air comburant du four est valorisé.
Résultats
Hypothèses retenues : site en 2x8h ; puissance
thermique nominale des brûleurs transformés : 1 000 kW ;
puissance nominale du chauffage radiant gaz de l'atelier :
350 kW ; zone H1.
IND-UT-118 (transformation de brûleurs existants par un
récupérateur) : 2 300 kWh cumac/kW (2x8h) × 1 000 kW =
2 300 000 kWh cumac
Économies estimées : 72 000 €/an de gaz (four + chauffage de l'atelier)
ROI : (178 000 − 26 035) / 72 000 = 2,1 ans (ordre de grandeur indicatif)
Points clés
✅ IND-UT-118 et non IND-UT-103 : la fiche four exige un four au
gaz naturel, des fumées d'au moins 600 °C en sortie de four, le
préchauffage de l'air comburant et, pour un récupérateur, un
four existant avec modification ou changement des brûleurs
✅ IND-BA-110 version A71-4 : exclusions à vérifier (entrepôts
et locaux de stockage, consigne de chauffage inférieure à 15 °C
en occupation, brasseurs d'air plafonniers) ; note de
dimensionnement et calepinage préalables ; calcul en forfait ×
kW de chauffage du local
✅ Volume d'environ 3,2 GWh cumac : la prime reste secondaire
face aux économies de gaz attendues
⚠️ Récupération de chaleur sur four : étude thermique préalable
conseillée (T° fumées, débit, compatibilité matériau
réfractaire), même si la fiche ne l'exige pas
Textile & Papier
Cas 7 : Papeterie — Sécherie process + condenseur fumées chaudière
Chaudière vapeur au gaz naturel de 2 500 kW alimentant
l'onduleuse (sécherie cylindres vapeur), déjà équipée d'un
économiseur. Fumées 220 °C en sortie de chaudière, environ
130 °C après l'économiseur, rendement chaudière 87 %. Site situé
en Dordogne.
Travaux & fiches
IND-UT-130 : Condenseur sur fumées, en aval
de l'économiseur existant
Hypothèses retenues : site en 3x8h sans arrêt
le week-end à la date d'engagement ; 2 500 kW = puissance utile
nominale de plaque ; Dordogne (24) = zone B de la fiche
IND-UT-125.
ROI : (285 000 − 48 995) / 104 500 = 2,3 ans (ordre de grandeur indicatif)
Enseignements
✅ IND-UT-130 : chaudière vapeur de moins de 20 MW, au gaz
naturel ou au GPL, équipée d'un économiseur, hors secours ; le
forfait suit le mode de fonctionnement effectif du site à la
date d'engagement
✅ Cumul IND-UT-130 + IND-UT-125 autorisé (pas d'interaction,
process différents)
✅ IND-UT-125 : seuls l'osmose inverse et la déminéralisation
sur résines sont éligibles ; chaufferie de moins de 20 MW ;
forfait selon la zone géographique (A à D, par département) et
le mode de fonctionnement
⚠️ Pour condenser la vapeur d'eau des fumées, il faut une
source froide à basse température (eau d'appoint, eau de
process) : point technique à étudier en amont
Programmes multi-sites
Cas 8 : Groupe agroalimentaire — 5 sites, programme LED
Groupe décide d'un programme centralisé de rénovation éclairage
sur 5 usines. Total : 1 280 luminaires à lampes à décharge
(sodium haute pression et iodures métalliques, 200 W et plus)
remplacés par des luminaires à modules LED.
Travaux & fiche
IND-BA-116 : 1 280 luminaires LED (puissance
moyenne des anciens 220 W, LED 95 W, détection de présence et
variation selon la lumière du jour, durée d'allumage effective
d'environ 4 000 h/an)
⚠️ Programme engagé en 2024, avant l'abrogation de la fiche
IND-BA-116 (abrogée depuis le 25/02/2026, arrêté du 23 février
2026) : calcul fait avec la dernière version (A40-2). La fiche
n'est plus mobilisable aujourd'hui pour un programme LED
équivalent.
Résultats
Hypothèse retenue : les 5 usines fonctionnent en
3x8h avec arrêt le week-end (forfait 38 kWh cumac/W ; il serait
de 40 kWh cumac/W sans arrêt le week-end).
✅ Volume d'environ 4,6 GWh cumac → argument de négociation auprès des obligés
⚠️ La version A40-2 exigeait une étude préalable de
dimensionnement de l'éclairage par un professionnel ou un
bureau d'études qualifié « RGE étude » en éclairage, et des
luminaires d'au moins 160 lm/W
⚠️ Coordination des installateurs multi-sites : homogénéité
des justificatifs (attestations, factures ; photos et plaques
conseillées)
Cas 9 : ETI métallurgie — Programme moteurs IE4 sur 3 sites
Secteur : Usinage mécanique de précisionLocalisation : 3 sites (Grand Est, Bourgogne,
Rhône-Alpes)Effectif total : 285 salariésAnnée : 2023-2024
Contexte
Renouvellement programmé 42 moteurs fin de vie (15 à 90 kW) sur
machines-outils. Choix moteurs IE4 pour anticiper obligations
réglementaires + réduction coûts énergie.
IND-UT-114 : 8 moto-variateurs synchrones à réluctance (puissance moyenne 18 kW) sur 8 autres machines-outils
Résultats
Hypothèses retenues : tous les moteurs IE4
sont entre 0,75 et 375 kW (barème 700 × P + 12 000 par moteur,
linéaire, donc calculable avec la puissance moyenne) ; les
moto-variateurs entraînent des machines-outils, application
classée « autre application » par la fiche IND-UT-114, et
équipent des machines distinctes des 42 moteurs IE4.
ROI : (185 000 − 26 755) / 28 500 = 5,6 ans (ordre de grandeur indicatif)
Enseignements
✅ Moteurs IE4 : prime CEE modeste (gain rendement 3-5 %), mais
ROI acceptable si renouvellement planifié
✅ Moto-variateurs : à puissance égale, IND-UT-114 rapporte bien
plus que IND-UT-132 (8 moto-variateurs ≈ autant de kWh cumac
que 42 moteurs IE4)
⚠️ Justificatifs : la preuve de réalisation mentionne un moteur
asynchrone IE4 selon la norme CEI 60034-30-1 et sa puissance
utile ; la fiche n'exige ni le remplacement d'un moteur
existant ni la preuve de la classe de l'ancien moteur
⚠️ Durée de vie conventionnelle de 20 ans pour les moteurs de
plus de 15 kW (15 ans jusqu'à 15 kW), déjà intégrée dans le
forfait → intérêt maximal lors d'un renouvellement naturel
Leçons apprises & bonnes pratiques
1. Grouper les opérations
Les dossiers de plusieurs GWh cumac donnent du poids dans la
négociation du prix avec les obligés. Privilégier les programmes pluriannuels ou
multi-sites plutôt que dépôts fiche par fiche.
2. Documenter dès l'origine
Rassembler les pièces exigées par chaque fiche (études préalables,
notes de dimensionnement, preuves de réalisation mentionnant les
puissances et caractéristiques) et, en complément conseillé :
photos des équipements existants, plaques signalétiques, relevés
compteurs, plans. Un dossier bien documenté facilite les
contrôles.
3. Vérifier les interactions entre fiches
Certaines fiches sont mutuellement exclusives (ex : IND-UT-103 et
IND-UT-137 sur même source chaleur fatale). Faire valider
combinaison par obligé avant engagement.
4. Anticiper les contrôles
Les contrôles sont réalisés par des organismes d'inspection
accrédités, sur site ou par contact. Préparer : dossier technique
complet, accès équipements, interlocuteur technique disponible,
justificatifs heures fonctionnement (compteurs, supervision,
planning).
5. Intégrer CEE dès l'audit énergétique
Identifier toutes les fiches valorisables en phase étude. Estimer
prime totale, intégrer dans plan de financement. Ne pas se limiter
aux "grosses" fiches (séquenceur, PAC) : cumuler aussi moteurs,
calorifugeage, déstratification (l'éclairage LED IND-BA-116 est
abrogé depuis le 25/02/2026).
6. Négocier prix ET services
Comparer 3-5 obligés sur prix €/MWh, mais aussi délais paiement,
accompagnement dossier, garantie en cas de contrôle non satisfaisant. Prix le plus
élevé n'est pas toujours le meilleur choix (risque, services).
7. Cumuler avec les aides ADEME et régionales
CEE + Fonds Chaleur (PAC, biomasse) ou CEE + aides régionales
peuvent couvrir une large part du coût. Une opération aidée par
l'ADEME reste éligible aux CEE si l'aide a été dimensionnée en
tenant compte des CEE (décret n° 2019-1320 du 9 décembre 2019).
Déposer les deux dossiers avant engagement des travaux et déclarer
le cumul.
Erreurs fréquentes à éviter
❌ Engagement des travaux (devis signé) avant l'offre de
l'obligé (rôle actif et incitatif) → opération non éligible
❌ Heures fonctionnement surestimées sans justificatif →
recalcul kWh cumac à la baisse, voire rejet
❌ Cumul fiches incompatibles (ex : IND-UT-103 + IND-UT-137 sur
même équipement) → rejet
❌ Étude préalable ou note de dimensionnement manquante quand
la fiche l'exige (IND-UT-134, IND-UT-137, IND-BA-110…) → dossier
non recevable
❌ Fiche appliquée hors de son périmètre (ex : IND-UT-103 sur un
four, IND-BA-110 avec des brasseurs d'air plafonniers) → rejet